Cela peut vous paraître sale, voire criminel, mais c’est pourtant une très bonne habitude. Mais attendez que j’aie exposé mon point de vue avant de crier, car j’étais comme vous au début !
Pourquoi est-on réticent à écrire sur les partitions ?
Je pense que cela vient principalement de la culture occidentale. Nos premiers contacts avec les livres ont souvent lieu à l’école, où on nous apprend également à respecter le matériel et à ne pas écrire sur les livres (il ne faudrait pas en racheter tous les ans).
Lorsqu’on grandit, on emprunte des livres à la bibliothèque, où il est également interdit d’écrire sur les livres, ou bien on les achète soi-même. Dans ce dernier cas, on garde précieusement ce pour quoi nous avons investi de l’argent. On nous a d’ailleurs appris que les gens biens n’écrivaient pas sur les livres.
Alors pourquoi en serait-il autrement avec des partitions ? Eh bien c’est fort différent ! Devant un roman, vous êtes spectateur alors que devant une partition vous êtes acteur ! Votre interprétation sera unique, pourquoi donc ne pas noter ce que vous faites sur la partition ?
Je vous conseille cependant d’écrire au crayon, car cela vous permettra de modifier par la suite si vous changez d’avis. Pour ceux qui ne se sentent pas capables d’écrire sur une partition, vous pouvez toujours les photocopier et annoter les photocopies, mais ce n’est pas très écologique.
Que doit-on, ou peut-on, noter ?
Tout ce qui peut vous servir pour jouer ce morceau ! On y trouvera notamment :
- des doigtés difficiles : inutile d’indiquer tous les doigtés, sinon cela devient illisible et inutile !
- des indications de pédale : parfois la façon de jouer avec la pédale est assez évidente, mais ce n’est pas toujours le cas.
- des nuances : en plus de celles du compositeur, vous pouvez indiquer vos propres nuances. Certains compositeurs n’en mettent pas du tout et laissent le choix à l’interprète.
- des mises en évidence (entourées, fluorées, …) de passage difficiles, de nuances, … afin d’attirer l’attention dessus.
- des exercices que vous avez fait, ou allez faire, pour travailler ce morceau.
- la date à laquelle vous avez commencé le morceau : c’était une des habitudes de mon premier prof que je suis fidèlement. Ce n’est pas utile pour l’interprétation, mais cela vous permettra de voir vos progrès facilement.
Cette liste n’est pas exhaustive, il ne tient qu’à vous de la compléter.
Pourquoi le faire ?
Annoter la partition vous aidera aussi bien lors de l’apprentissage du morceau que lors de son interprétation, ou encore plus tard si vous décidez de reprendre ce morceau.
Le premier avantage est que tout est rassemblé en un seul endroit, vous ne risquez donc pas d’en perdre la moitié, et vous l’aurez toujours sous la main.
Le second est que vous aurez tout sous les yeux lorsque vous jouerez, il ne faudra plus vous dire « attention, ici j’avais dit que je jouais forte », ce sera écrit sur la partition.
Enfin, si vous souhaitez rejouer le morceau plus tard (et vous le ferez probablement), vous ne risquez pas d’oublier ce que vous aviez décidé au niveau des doigtés, nuances, pédales, … ce qui vous ferait perdre un temps fou si vous deviez tout refaire !








par Xmas le 11 mars 2011 à 13:12
Alors là, tout à fait d’accord, et tous les profs le disent, écrivez sur vos partitions. Au tout début je n’osais pas et ne savais pas trop quoi faire
Maintenant à la fois, je stabilote et je note, l’aide apportée est réelle : je surligne les nuances, chgt de tempo ou d’armure, j’annote surtout certains déplacements (en trouvant ses propres codes qui vont bien) ou le fait qu’à un moment je dois rentrer la main ds le clavier car on joue surtout les altérations, on peut entourer aussi les qq passages difficile à bosser absolument en priorité, enfin bref il y a des tas de raisons (très perso bien sur) de devoir annoter.
Alors tous à vos crayons e vos stabilos !!
par Cécé le 23 mars 2011 à 12:03
Oui, moi aussi, j’écris dessus: bien obligée d’ailleurs car sinon j’oublierais à chaque fois les conseils de ma prof
par Sasha le 29 octobre 2011 à 17:35
C’est pourtant vrai que j’ai du mal à ecrire sur les partitions, mais tu as raison et je commence à m’y mettre.
par Ballades Piano le 13 juin 2012 à 13:35
Je suis tout à fait d’accord pour noter doigtés, indications de pédale et nuances. Par contre, chaque fois que j’ai entouré des passages difficiles, j’ai été gênée dans l’exécution. Je m’explique: une fois que la difficulté est réglée, on continue à voir sur la partition ce passage entouré de rouge qui nous faisait peur avant. On se crispé et on rate le passage alors qu’il n’y a plus aucune raison.
Personnellement, je préfère noter sur mon cahier de pratique le numéro des mesures difficiles et les travailler à part. Ainsi, quand je les ré intègre au morceau, il n’y a plus d’appréhension.
Par contre, noter les différents déplacements/respirations de la main est une excellente idée, puisque cela fait partie des indications d’articulation qui resteront jusqu’à l’exécution du morceau.
par Fnor le 14 juin 2012 à 17:03
Personnellement j’utilise un crayon, il est vrai qu’il est bien utile de pouvoir modifier une inscription !