8 conseils pour les auditions/concours : se préparer et stresser moins

Si vous devez passer des auditions, concours ou simplement jouer du piano en public, vous avez peut-être l’impression de bien connaître votre morceau sans pour autant être vraiment prêt à la jouer devant d’autres personnes.

Si c’est le cas voici huit pistes qui vous donneront des idées pour mieux vous préparer !

1. Travailler par partie pour éviter les coupures

S’il n’y a qu’un seul conseil à retenir, c’est celui-ci : apprenez à jouer votre morceau en commençant à différents endroits. C’est ce que j’appelle travailler par partie. Il faut au moins être capable de reprendre à n’importe quelle phrase, mais à n’importe quelle mesure c’est encore mieux.

L’avantage est évident : en cas d’erreur vous pourrez directement reprendre le passage que vous avez raté sans devoir reprendre très loin avant… voire tout au début ! Le simple fait de savoir qu’en cas d’erreur vous pouvez facilement vous rattraper améliorera aussi votre confiance, ce qui causera moins d’erreur :)

Petit rappel : voici une méthode efficace pour travailler vos morceaux.

2. Ne pas bégayer / recommencer en cas d’erreur

Les erreurs, ça arrive à tout le monde. Une fausse note ce n’est pas très grave, mais continuez à jouer, ne vous arrêtez pas pour ça. Avec un peu de chance elle passera inaperçue. En revanche si vous vous arrêtez et reprenez le passage, personne ne ratera l’erreur !

audition de piano

Préparer-vous correctement pour une audition de piano.

Et ne pas s’arrêter, ça se travaille ! Je peux vous assurer que si vous vous arrêtez systématiquement quand vous répétez, vous le ferez aussi en public même si vous aimeriez très fort continuer. Dès que vous commencez à pouvoir jouer un passage, forcez-vous à le jouer sans vous arrêter, quoi qu’il arrive.

Un exemple concret ? Regardez Kissin sur cette sonate de Beethoven. Ecoutez-la bien, est-ce que vous entendez quelque chose de bizarre ? Allez, je vous aide : regardez à 3:17. Vous entendez la petite fausse note ? Et pourtant il continue à fond, même pas un petit ralentissement ! Combien auraient réellement entendu cette erreur si je ne l’avais pas pointée ? :)

Il faut y faire très attention, c’est vraiment une erreur courante au piano.

3. Connaître votre morceau vraiment par coeur

Et quand je dis vraiment par coeur, cela ne signifie pas simplement pouvoir jouer le morceau sans la partition. Il faut pouvoir le commencer n’importe où (conseil numéro 1), pouvoir jouer les mains séparément (en particulier la gauche, c’est bien souvent plus dur que la main droite car elle n’a pas la mélodie !) depuis n’importe où bien sûr, voire même pouvoir entendre le morceau complet dans votre tête ! Pouvoir jouer rapidement et lentement, bref le maîtriser.

Le but de tout cela est d’éviter un jeu mécanique. Ce que j’entends par jeu mécanique c’est de jouer un morceau sans vraiment y penser. A force de l’avoir joué vos mains le connaissent et font tout le boulot par réflexe ! Le problème, c’est qu’en cas d’erreur c’est la catastrophe : on est interrompu et impossible de redémarrer. C’est comme un programme : un petit imprévu et c’est tout de suite le bazar. A éviter à tout prix donc (sinon on revient au problème 2 où vous recommencerez des passages, parfois loin en arrière !).

4. Eviter de tomber dans un jeu mécanique, savoir se surprendre !

Ici c’est un conseil directement lié au point précédent : modifiez volontairement votre morceau pour vous surprendre. De cette façon on ne peut pas jouer mécaniquement.

Il y a principalement deux façons de modifier son morceau :

  • En jouant avec les rythmes : par exemple en jouant plus rapidement ou plus lentement, mais le mieux est encore de carrément les modifier. Par exemple avec les rythmes magiques (qu’on appelle aussi rythmes pointés).
  • En jouant avec les nuances : essayez de mettre des accent à des endroits bizarres, de jouez les premiers temps staccato, etc.

C’est finalement assez simple mais les combinaisons possibles sont très nombreuses ! Pour le moment je vous donne juste l’idée et vous laisse l’implémenter vous même. Mais on reviendra à des exercices concrets dans d’autres articles.

5. S’écouter jouer

salle audition piano

Un jour ils viendront nombreux pour vous écouter.

C’est toujours bien de s’écouter jouer si on veut que les autres nous écoutent. De nouveau, c’est encore relié au jeu mécanique. J’en ai longuement parlé dans cet article, je vous laisse donc vous y reporter pour plus d’informations.

D’un point de vue pratique je vous conseillerais simplement de vous enregistrer et d’écouter ensuite (vous verrez, c’est bizarre au début), voire de le poster sur internet. Ça ne coûte rien et on aura déjà des personne pour écouter et nous faire un retour, sans avoir besoin de jouer directement devant eux.

6. Jouer souvent en public (même petit)

Ca ne mange pas de pain : plus vous jouerez en public et plus vous serez habitué au stress et mieux vous pourrez jouer dans ces conditions.

Et quand je parle de public, ce n’est pas forcément devant des dizaines d’inconnus. Commencez par des proches – familles, amis – pour y aller doucement. Vous pouvez aussi ouvrir la fenêtre quand vous jouez : même si personne n’est directement devant vous, le fait qu’il pourrait y avoir quelqu’un qui écoute vous mettra un peu de pression ;)

7. Ne pas jouer vos morceaux les plus compliqués, tout juste appris

Là c’est du bon sens : lors d’une audition, vous n’êtes pas au maximum de vos possibilités. Même si votre dernier morceau est super joli et qu’il a plein de difficultés que vous avez enfin réussi à surmonter, je vous déconseille de le jouer en public.

Mieux vaut choisir un morceau un peu plus simple avec lequel vous brillerez que le plus compliqué où vous risquez de nombreuses erreurs (surtout si vous n’êtes pas habitués aux auditions).

8. Ne pas se comparer aux autres

Ça ne vous apporte rien si ce n’est du stress supplémentaire. D’autant qu’on compte souvent en nombre d’années de piano, et que cela dépend de combien de temps on joue par jour !

Jouer devant un public, c’est un défi avec soi-même pour pousser limites, pas besoin de mêler les autres dedans :)

Bien sûr si vous avez l’occasion de jouer sur le piano avant la représentation, n’hésitez pas ! Vous vous sentirez bien plus en confiance si vous avez déjà pu essayer le piano.

J’espère que cela vous aidera !

18 commentaires

  1. Danielle

    Merci pour ces précieux conseils qui arrivent à point parce que je vais jouer très bientôt pour mes proches. J’ai réussi hier, pour la première fois à jouer une pièce devant mon prof de piano sans m’arrêter malgré les erreurs que j’avais conscience de faire tout en jouant… je viens donc de passer une étape importante qui me fait espérer pouvoir jouer dans l’avenir avec plus de confiance. Que le piano est donc magnifique…

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  2. J.Patrick

    Très bons conseils, et pour les avoir mis en oeuvre, fort efficaces !
    Trois petits exercices pour se préparer (qui demandent un comparse… qui peut être votre prof) :
    – sans prévenir, le comparse donne une tape sur une des deux mains… et il faut continuer quand même, en raccrochant les wagons
    – toujours sans prévenir, le comparse enlève la partition (ou la grille, en jazz…)
    – ou encore, il cache vos mains avec un carton…
    Le jeu consiste à continuer de jouer quoiqu’il arrive… fous rires garantis !

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  3. Anne-Marie

    Avec ma cinquantaine passée, je suis absolument incapable de jouer un morceau sans partition ! Mon manque de mémoire me désole… Mais ça n’empêche pas de bien savoir son morceau en sachant reprendre effectivement n’importe où. Et l’avantage, finalement, c’est de ne pas tomber dans dans le « mécanique ».
    C’était samedi dernier le grand jour (juste entre élèves adultes mais ça suffit pour le stress !) et même si ce n’était pas le mieux de ce que j’ai déjà fait, c’était correct, avec des fausses notes mais sans arrêt intempestif… L’an dernier, je n’avais pas mesuré la difficulté (et pas encore lu les conseils ) car je ne suis pas trop traqueuse en général et ce fut une catastrophe !

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    • Fnor

      En effet, la partition peut aider. Ce paragraphe est important surtout si l’on impose de retenir le morceau (ce qui arrive régulièrement).

  4. Grupallo

    Excellents conseils. En effet, de nombreux pianistes débutants ont du mal à enchaîner les diverses mesures ou les différents passages et il leur arrive de tourner en boucle les passages qui précèdent et dès qu’ils butent sur le nouveau passage à travailler, soit à cause d’un problème de déchiffrage, de mémorisation ou de doigté incertain ou inapproprié, ils ont tendance à se décourager et à reprendre la partie qu’ils connaissent au lieu de travailler la suivante, ce qui leur fait perdre du temps et de l’énergie.

    J’ai lu que diviser un passage à étudier en 3 parties pour travailler le début, puis la fin et enfin le milieu est un moyen efficace de tout enchaîner et mémoriser. Le temps à consacrer à ce travail doit être limité dans le temps et le nombre de mesures également en fonction de la capacité de mémorisation de chaque pianiste.

    Pour que la musique soit plus facilement mémorisée, il me semble qu’il faille réfléchir à ce que représentent les notes jouées aux deux mains de façon ‘géographique’ (en ce qui concerne les écartements, petits, moyens ou grands) et à comprendre les accords qui sou- tendent la mélodie du passage étudié. C’est pourquoi la compréhension et la connaissance des harmonies est une aide très précieuse. Il n’est donc pas étonnant que les jazzmen, par exemple, travaillent avec des grilles d’accords qui constituent véritablement l’ossature du morceau- cette charpente leur permettant d’improviser selon leur humeur et leur envie du moment.

    Bien entendu, même si la compréhension des accords (de l’harmonie) prend du temps, ce n’est pas du temps perdu, mais au contraire un gain de temps. En effet, une fois les harmonies bien maîtrisée, la musique devient plus limpide, la mémoire est facilitée et l’interprétation musicale devient par voie de conséquence plus naturelle et meilleure.

    C’est tout ce que je vois à ajouter.

    Merci encore

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  5. Alexis

    Un article très juste et qui mérite l´attention de tout le monde. Tout est dit. Mon professeur, qui a fait de nombreux pianistes, dont Alice sara Ott et Li Chun Su (connues en Allemagne) nous enseigne là même chose. A la différence que lorsque l´on joue, le public a payé pour voir un programme de qualité.

    Un seul oubli néanmmoins, la préparation physique est importante pour estomper le trac juste avant le concert. (massage des mains, la nuque, exercices d´étirement, marcher, ne pas parler à son entourage, se concentrer sur son morceau).

    Se comparer avec les meilleurs peut être positif également, savoir comment ils s´entraînent, gerent le trac etc…Pour ma part j´ai toujours pris comme exemple les meilleurs et j´ai beaucoup progressé en comprenant comment ils s´entraînent.

    Oui, le piano c´est magnifique, 88 touches qui donnes des possibilités infinies…

    Alexis

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    • Fnor

      Très bonne remarque concernant la préparation physique. Au niveau de la comparaison, je faisais surtout référence à la comparaison des prestations (« il n’a fait que 3 ans de piano et joue aussi bien que moi ! »). Comparer les méthodes de personnes plus avancées peut effectivement être facteur de progrès.

  6. Benoit

    J’adhère totalement.
    Le point que je mets en avant est de pouvoir reprendre lors d’un blocage ou d’une erreur. C’est très juste, personne ne se souciera de votre erreur si le morceau reste continu et que l’interprétation est là. Cela impose une très bonne connaissance, mais sans tomber dans le par cœur « mécanique » (comme tu le dis) où on est alors trop détaché de la partition.

    Pour ma part, l’audition était la semaine dernière. Au programme, ma mère l’oye avec un petit ensemble de musique de chambre. On est pas des pros mais ça c’est plutôt bien passé :)
    Jouer ensemble, c’est aussi écouter les autres. L’exercice est très formateur.

    Ah, une dernière chose. Contre le stress, je joue la veille d’une audition, lentement. Le jour j, j’essaye un petit filage pour être sûr d’avoir le morceau dans les doigts (même si certains conseillent de ne pas jouer).

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  7. Ed

    Merci,Cher Fnor,et ton site est vraiment TOP ! g 66 ans,retraité depuis 4 ans ,niçois,je prends des leçons de piano 1 fois /semaine avec ma super prof depuis bientot 3 ans,à raison d’1 H. /semaine de coaching (17 euros/heure) dont je sors…crevé,mais heureux ;

    mais je travaille sur mon piano numérique AU MOINS 1 H./jour pendant toute la semaine ,non seulement pour assimiler la partition/leçon,mais aussi pour m’entrainer les mains (encore bien vivaces car j’étais chirurgien-dentiste) avec un vieux livre Hanon-le-pianiste-virtuose grand format , trouvé sur Amazon in extremis!!!!

    Faut dire que je partais DE ZERO en ce qui concerne le piano et le solfège !

    Eh bien ,après 3 ans, (je vais entrer en sorte en CM1 /musique en septembre 2013) je peux épater ma famille en jouant 2 morceaux classiques « allégés » en bémols et dièses :)) !

    Faut dire que,en plus du Hanon,je m’échauffe chaque jour en jouant ces 2 morceaux;

    comme dirait Hercule Poirot,le piano et le solfège, « ça fait bien travailler nos petites cellules grises » ! et ,si en plus, on fait travailler nos cellules musculaires de tout notre corps,(Hanon fait travailler les muscles de la main et autres),c’est vraiment complet!

    avec mes plus cordiales amitiés et félicitations pour ton site !

    Ed

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  8. pamina

    bonjour,

    merci pour ces conseils même si, à mon âge (60ans),ils arrivent bien tard. J’ai arrêté les cours au sein du conservatoire à cause justement des auditions de fin d’année, (plus quelques soirées privées avec des amis -pourtant bien sympathiques-entre élèves de plusieurs classes d’instrument. )Malgré un morceau su par coeur, au bout d’un moment, je « décrochais », le fait de sentir tous les regards converger vers mes mains me mettait mal à l’aise : résultats : tremblements, cafouillages, excuses, reprise du morceau, puis re- tremblements…j’aurais voulu disparaitre sous terre de honte.. Mon professeur, m’a, malgré moi,( pensant me booster,) inscrite à un concours, je m’en suis tirée avec le diplôme « d’encouragement » (j’avais joué un impromptu de Schubert), après 6 mois de travail acharné…J’en aurais pleuré..j’avais 40 ans. Je m’en suis mieux tirée lors d’une master-class en jouant à 4 mains un morceau de Grieg, nous étions 2 adultes, mon amie, moins traqueuse que moi faisait la partie basse, je me suis sentie sans doute moins seule. Je joue maintenant pour le plaisir..

    Un grand merci pour ton site. Je ne laisse pas souvent de commentaires, mais là, je me suis tellement sentie concernée..même des années après…
    Bon piano à tous.

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  9. Grosjo

    Bonjour Fnor, manifestement tu connais bien tous les fidèles qui te suivent sur ton site. On est bien tous (presque tous) pareils. En tout cas pour ma part je suis l’exemple même de celui pour qui les 8 conseils sont bien utiles. Merci

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  10. Kasha

    Ce sont d’excellents conseils. J’aime bien le dernier point. Vous êtes unique et vous ne devriez jamais comparer avec d’autres. Vous êtes ce que vous êtes.

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  11. roland.guyonvernier

    bonsoir à tous
    je lance un SOS qui peut me dire comment travailler les tuplets dans opus 9 n1
    ma main droite toute seule pas de problème ma gauche idem
    mais alors les MS c’est la catastrophe 11 notes à placer cela me parfait bien difficile
    merci à tous de m’aider
    bravo pour le cite !

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  12. Benjamin

    Bonjour

    Je sors de mon audition de mi-année.
    Tous ces conseils sont très justes, notamment la capacité à reprendre facilement le cours d’un morceau sans s’interrompre (conseils 1 et 2). Heureusement, j’échappe à la règle du par coeur, puisque nous jouons avec notre partition…
    Par contre j’ajouterai un point :
    Lors d’une audition ou devant un public, jouer plus lentement que d’habitude.
    Le stress fait que naturellement nous avons tendance à jouer plus vite ou pire, à accélérer pendant le morceau. Le fait de prendre le morceau à un tempo légèrement plus lent que d’habitude nous permettra de prendre le temps nécessaire pour mieux jouer. En cas d’accélération intempestive, nous resterons dans un tempo maitrisable.
    Mieux vaut jouer plus lentement et bien, que trop vite et médiocrement.

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  13. Kara Kalm

    Le trac peut faire baisser considérablement nos capacités et c’est d’autant plus vrai sur des instruments qui nécessitent une dextérité manuelle comme le piano ou la guitare.

    C’est beaucoup plus difficile de jouer des arpège ou d’être dans les temps lorsqu’on à les bras qu tremblent par exemple. J’ai été plusieurs fois confronté à ce phénomène physiologique qui est certes frustrant, mais la bonne nouvelle c’est que plus on répète le morceau plus on le maîtrise et plus on est dans la maîtrise moins on stresse.

    Pour ceux qui n’ont jamais fait d’auditions, ou la première sera stressante mais il faut bien garder en tête que ce qui compte ce n’est pas le résultats direct de cette audition mais l’expérience que vous aller acquérir.

    Même si vous avez mal joué, vous avez fait un pas de plus vers vos objectifs parce que vous savez ce qu’est une audition, vous en avez vécu une et à la prochaine vous serez moins stressés. En effet, plus on est exposés à une situation stressante, plus le stress s’estompe face à cette même situation.

    Tout ça pour dire que dans tous les cas vous êtes gagnants alors foncez !

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  14. Danielle

    @Kara Kalm
    Bonjour Kara,

    Merci pour ces conseils. Je suis si anxieuse que j’ai de la difficulté à jouer même devant mon prof de piano. Des fois, j’ai le goût de tout laisser tomber. C’est en lisant des témoignages comme le vôtre que je continue.

    Bonne journée!

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  15. Bruno

    C’est exactement ça ! Le comprendre, le ressentir, le deviner, c’est bien. Mais le lire ces conseils : tout est évident. Ce sont de bons conseils. Je « travaille » seul et c’est parfois difficile de progresser sans avis extérieurs et avertis. Merci ;)

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