La question « comment travailler un morceau au piano ? » revient régulièrement sur les forums de pianistes. Voici donc la méthode que j’utilise pour apprendre de nouveaux morceaux.
Comment travailler un morceau ?
Notez qu’il s’agit ici d’une méthode générale pour travailler une partition qui ne tient pas compte des difficultés spécifiques d’un morceau. Ces dernières peuvent changez plus ou moins fortement la façon d’aborder la partition.
1. Ecouter plusieurs interprétations du morceau
J’aime avoir la mélodie du morceau que j’apprends en tête lorsque j’arrive devant mon piano. Certains diront que cela « limite la créativité », mais j’explique mon point de vue ici.
Avoir la mélodie en tête permet de rapidement repérer et corriger des erreurs de notes et de rythmes.
2. Découper votre morceau en passage de 4 à 8 mesures
Travailler un morceau en plusieurs parties est l’une des meilleurs méthodes pour progresser. Cela vous permettra de vous concentrer sur les passages difficiles au lieu de jouer en boucle des parties que vous maîtrisez déjà.
Evitez de couper une phrase musicale : vous devez sélectionner vos passages de manières à respecter les nuances et le phrasé, ne vous arrêtez pas au milieu d’un crescendo ou d’une liaison. Prenez aussi la première note du passage suivant lorsque travaillez un passage (j’explique pourquoi dans cet article).
3. Travailler un passage à la main droite
Le troisième étape est de travailler un morceau mains séparées, voire voix séparées. Commencez donc par la main droite, trouvez un doigté adapté et augmentez peu à peu la vitesse jusqu’à arriver au tempo demandé.
Si vous avez la moindre hésitation, n’hésitez pas à user et abuser du métronome sinon vous risquez d’avoir du mal à mettre les mains ensemble. Si le passage vous pose davantage de problèmes, faites des exercices techniques jusqu’à ce que « ça marche ».
N’oubliez pas les nuances, vous pouvez mêmes les exagérer. De cette manière il en restera quelque chose lorsque vous aurez tout à gérer en même temps.
4. Travailler un passage à la main gauche
Copiez-collez le point précédent en remplaçant « main droite » par « main gauche »
5. Travailler le morceau mains ensembles
Reprenez le morceau lentement en jouant les deux mains puis accélérez progressivement. Si vous avez du mal à synchroniser vos mains recommencez au point 3, et veillez à utiliser le métronome pour vous assurer que vous jouer le bon rythme.
6. Ajouter la pédale
Je pense que la pédale ne doit être ajoutée qu’une fois le morceau maîtrisé, autrement elle risquerait de masquer des erreurs.
7. Recommencer pour chaque passage jusqu’à pouvoir tous les jouer
Répétez les points 3 à 6 pour chacun des passages définis au départ, certains seront plus faciles que d’autres.
8. Travailler les « raccords »
Vous devriez maintenant pouvoir jouer le morceau en entier, avec les nuances et la pédale. Faites doublement attention aux raccords entre les différents passages que vous avez définis car c’est généralement là que les fautes surviennent. C’est normal, vous ne les avez pas travaillé, mais c’est maintenant qu’il faut le faire.
Si vous avez bien appliqué mon conseil et pris la première note du passage suivant ce devrait être un jeu d’enfant








par Marie le 4 juin 2011 à 10:20
Bonjour je suis contente de lire cet article – et je dois dire que par moi meme j ai toujours procede de cette façon – j ecoute plusieures versions meme si une me plait particulierement j ai appris la souplesse et j ai fait des exercises par moi meme – avec des cours prives sporadiques apres 5 ans je joue chopin (les preludes ) et je compte entreprendre des choses encore plus riches – le seul souci c est mon travail – si je pourrais consacrer plus du temps au piano je le ferai je joue chaque jours pres de deux heures environ – J aime bien votre site et vos conseils sont precieux , plusieurs professeurs ne donnent pas ces informations de base si utiles ! Merci
par Samsam le 4 juin 2011 à 13:29
Merci pour ce sujet, continue comme ça
par AlainT le 5 juin 2011 à 23:48
Je suis plutot un adepte des mains ensembles dès le début. Et puis je n’écoute rien avant d’entreprendre une pièce, pour jouir de la découverte de ce qui se cache derrière la partition (qui revêt un aspect magique/ mystérieux pour moi) ….
Autre approche …
par Fnor le 6 juin 2011 à 19:44
Jouer ME directement est possible à condition d’y arriver tout de suite, ce qui demande déjà pas mal de pratiques. S’il y a le moindre problème de rythme ou de notes, je conseille vivement de repasser en MS.
Pour l’interprétation par contre, c’est vraiment un choix personnel. Personnellement j’aime bien écouter avant de jouer car cela me permet de repérer plus facilement les fautes et de les corriger, mais ce n’est pas une obligation
Cependant il est très rare de jouer un morceau que l’on a jamais entendu, à moins d’ouvrir un recueil de partitions au hasard.
par Fabrice le 6 juin 2011 à 13:08
J’ai a peu près la même approche que celle proposée
dans cet article, surtout après avoir
lu l’ouvrage de Chuan C. Chang l’année dernière…
par Samsam le 6 juin 2011 à 19:08
J’ai trouvé l’ouvrage de Chuan C. Chang partiellement traduit sur internet!
http://musico.pagesperso-orange.fr/documents/textes/pianopratique/tabledesmatieres_fr.htm
par Fnor le 6 juin 2011 à 19:45
J’en parlais déjà ici il y a 6 mois
Le problème de cette version est qu’il n’est pas possible de la télécharger en PDF.
par Samsam le 6 juin 2011 à 22:50
@Fnor
Autant pour moi
par AlainT le 6 juin 2011 à 23:31
Je ne veux pas avoir l’air de polémiquer, mais Chang avance, certes, d’excellents arguments/ éléments. Par exemple la notion d’agrégats, le fait de travailler en priorité les passages difficiles, etc… Mais il ne détient pas la Vérité, que nous recherchons toutes et tous, et qui ne dépend que de nous. Je reste sceptique des « testimonials » cités au début de son livre. Celà sonne « gourou » à plein nez….!
A part pour des traits de virtuosité (d’ailleurs hors de mon scope), je rajoute un point pour le travail main ensembles dès le déchiffrage. C’est peut-être parce que je suis plutôt branché baroque/ contrepoint?
par Syl le 8 juin 2011 à 15:07
J’aurais mis le travail de la main gauche avant le travail de la main droite. Elle est tout à fait fondamentale et on se focalise d’abord plus sur la droite. Au risque de moins la travailler par la suite car souvent « plus facile » d’apparence.
par Fnor le 8 juin 2011 à 18:37
Je ne pense pas que cela ait réellement de l’importance, on peut commencer par l’une ou par l’autre indifféremment, j’ai simplement dû « ordonner » pour faire une liste.
En pratique je commence toujours par la main la plus compliquée, et je les travaille souvent en parallèle, l’une se repose pendant que l’autre travaille.
par Syl le 8 juin 2011 à 15:16
J’ai oublié de donner mon point de vue sur la pédale. J’ai très longtemps pratiqué la méthode préconisée : la mettre lorsque le morceau est maîtrisé. J’ai changé d’avis depuis quelques temps. D’abord apprendre les notes bien sûr mais la mettre dès que possible dans l’étude du morceau pour acquérir les bons réflexes. Car elle n’est certaines fois pas vraiment évidente à bien placer. De plus travailler un morceau, c’est avant tout travailler le son que l’on veut obtenir et la pédale en fait partie intégrante.
Conclusion : travailler par petites sections (phrases au départ) avec et sans pédale.
par Fnor le 8 juin 2011 à 18:40
Le risque en mettant la pédale directement est de ne pas travailler les liaisons avec ses doigts, et de par exemple ne pas savoir faire un legato propre, tout en camouflant cela avec la pédale.
Bien sûr avec l’expérience et les années il doit être possible de travailler tout de suite avec la pédale, mais je pense que c’est une très mauvaise idée pour un débutant.
par AlainT le 8 juin 2011 à 23:28
Plus un avec Sylvie pour la pédale.
Si je prend l’exemple des Gymnopédies, cette musique n’a pratiquement pas de sens sans liaison par la pédale. Bien sûr, pour un tout débutant, il y a tellement de choses à maîtriser que les liaisons viennent après. Mais, dès que l’on a un peu pris son envol (j’en suis à un peu plus de 4 ans de piano, mais avec 30 ans de guitare basse avant), c’est plutôt un frein que de ne pas utiliser la pédale. Juste parce que la musique (la Finalité, quand même!) ne sonne pas du tout.
On rejoint là la problématique mains séparées/ mains ensembles, quelque part ….! Faire de la musique (même mal), ou des exercices (même bien) …
par David23170 le 20 octobre 2011 à 18:10
Bonjour à tous,
J’ai pris des cours de piano à l’âge de 15ans pendant 2ans et ensuite les choses de la vie ont fait que j’ai dû tout arrêté à 17ans, donc plus rien pendant 13ans ( ça c’est du calcul
).
Et là je m’y suis remis mi-septembre après tout c’temps TOUT CA POUR DIRE que cette méthode est vraiment efficace.
Personnellement je suis sur le point d’ »achever » le 3ème mouvement de la Sonate Moonlight de Beethoven (un vieux rêve de gosse) tout en « révisant » les morceaux que j’avais étudié y’a 15ans. Et de plus, je prends vraiment plaisir à bosser les techniques à côté.
J’pense être sur la bonne voie …
par Philippe le 18 janvier 2012 à 16:07
bonjour
je viens par hasard de découvrir Humeur-Piano ! et c’est super!!
,,
tout y est, conseils, démo,ect!!
merci pour ce site
par Ben le 22 janvier 2012 à 20:59
Dans l’article qui aborde les 8 étapes pour bien travailler un morceau de piano il manque à mon avis une chose importante : la tonalité ; lorsque l’on joue un morceau de musique il est essentiel de savoir si celui-ci est en « Majeur » ou mineur ». C’est en fonction des altérations à la clé et au regard de la dernière mesure du morceau que nous saurons si l’on est en mode Majeur ou mineur. C’est ce que l’on appelle l’analyse d’un morceau.
Ceci est à rajouter dans le paragraphe 1
Cordialement,
Ben
par Pianoplayer le 22 janvier 2012 à 23:49
Merci pour cet article qui aidera sûrement pas mal de monde!
Si j’ai bien compris tu suggère de travailler chaque partie du déchiffrage à l’interprétation avant d’en travailler une autre?
Personnellement j’ai toujours travaillé en découpant en différentes parties, mains séparées, mais c’est seulement après avoir joué tout le morceau MS que je passais ME. C’est ainsi que me faisais travailler ma prof.
Je vais essayer ta technique pour le prochain morceau que j’étudierai parce que travailler ME revient un peu à redécouvrir le morceau, il faut retravailler lentement, il y a des difficultés supplémentaires. Travailler une partie de A à Z puis une autre est sans doute plus logique.
par Pianoplayer le 25 janvier 2012 à 00:07
Ah oui je me rappelle de ce truc de la dernière mesure! C’est parce que bien souvent on finit le morceau sur l’accord parfait (ou presque) de la gamme donc ça permet de savoir si on est en majeur ou relative mineure, c’est bien ça?
par Fnor le 25 janvier 2012 à 20:49
C’est ça
En regardant l’armure et le dernier accord on trouve normalement la tonalité du morceau.
par Pleyel le 26 janvier 2012 à 11:11
Oui je me souviens moi aussi de ce « truc » ! mais ne serait-il pas utile aussi de rapeller la différence entre Majeur et Mineur ?
par Ben le 26 janvier 2012 à 22:41
@pleyel
Vous avez raison mais je pense que toutes les personnes qui jouent du piano « débutantes en encore plus confirmées » doivent connaitre la différence entre Majeur ou mineur.
Qu’en pensez-vous ?
Votre pseudo est Pleyel auriez-vous un piano Pleyel ?
par Ben le 26 janvier 2012 à 22:52
@Fnor
Je pense que pour obtenir un « legato propre » il faut avant tout faire un staccato double du poignet, puis un staccato -legato du doigt. J’ai fait cela sur des oeuvres de Bach et j’avoue que c’est très utile.
Certes, je ne fais pas cela systématiquement mais cela peut aider pour obtenir un legato parfait.
par Pianoplayer le 27 janvier 2012 à 01:12
@Ben
Qu’est-ce que tu entends par staccato double et staccato-legato?
par Pleyel le 27 janvier 2012 à 10:02
@Ben
Bien sûr que cette notion doit être connue, mais je pense qu’elle doit être mentionnée dans l’article concernant les altérations. J’ai cru comprendre qu’il y avait des débutants sur ce site !
Par ailleurs, je ne possède pas de piano pleyel personnellement. Il y en a un dans ma famille, mais il a une sonorité, comme dire…, trop ronde, trop sourde, trop grave pour mon oreille… J’ai un Scherer et j’aime beaucoup sa sonorité beaucoup plus agréable pour moi. D’après ce qui m’a été dit lorsque je l’ai acheté, la sonorité est différente en fonction de sa provenance. Il serait d’origine Américaine mais fabriqué en Hollande, ce qui lui donnerait cette sonorité agréable….. à confirmer. Je trouve que la sonorité d’un piano est vraiment importante pour un pianiste, c’est le petit plus !
par Fabienne le 19 mars 2012 à 18:12
Bonjour, merci beaucoup pour votre site. Vos sujets sont franchement utiles et je gagne un temps fou en cherchant mes besoins dans vos articles. Votre façon claire d’expliquer les choses est très utile pour les débutants comme moi
Merci encore et à bientôt
par Fanni le 6 avril 2012 à 10:44
@Fnor
Depuis un moment ,lorsque je me réécoute grâce à l’ enregistrement de mes interprétations ,je constate que le résultat est assez décevant .Je crois que c’ est à cause d’ un problème de liaison entre les notes malgré l’utilisation de la pédale .Aussi je me pose cette question: comment jouer LEGATO?Merci Fnor de m’ éclairer à ce sujet.
par Fnor le 6 avril 2012 à 13:07
La première chose, c’est d’arrêter d’utiliser la pédale pour travailler
Ensuite il faut appuyer sur la nouvelle note en même temps que tu relâches l’ancienne. Tu peux travailler sur cinq notes pour attraper le mouvement. Quand tu as plusieurs notes, il est est important d’essayer de maintenir une note par exemple si tu joues do-do puis si-sol, tu relâcheras le do du bas un peu plus tôt pour pouvoir jouer le si, mais si attendras de jouer si-sol pour relâcher le do aigu.
Cela demande également d’adopter un doigter qui limite au maximum les déplacements, puisque tu ne peux pas lier en te déplaçant.
Il est souvent utile de changer de doigt pour une note tenue. Par exemple si tu arrives sur le trois (à la MD) et que tu dois repartir dans les graves, tu voudras certainement changer le 3 par le 5 (sans relâcher la touche), afin de bien pouvoir lier.
par Fanni le 6 avril 2012 à 17:38
Merci pour ces explications Fnor ,mais je crois que pour bien comprendre il va falloir que je fasse appel à un professeur particulier pour voir de mes yeux ce qu’ il faut faire …sinon je risque de mal comprendre…
par Fnor le 6 avril 2012 à 18:08
Il est certain qu’un professeur est un atout majeur, ce n’est pas moi qui vais le contredire.
Voici tout de même deux vidéos qui illustre ce que j’appelle le travail à 5 doigts. C’est en anglais, mais le nom des termes ne change pas
par Libellule le 16 avril 2012 à 19:41
bonsoir Fnor
déjà… franchement ce site est une mine d’or !!! bravo à vous tous !!
ensuite jusqu’au N°6 ça va, je me vois dans cette façon de faire mais… la pédale, je ne m’en sers jamais sauf celle qui confine le son… quelle est son importance à cette pédale, bien que j’ai essayé mais je trouve que le son a une grande résonance, d’où mon choix de ne pas la prendre… ensuite comment la reconnaitre sur une partition est ce un grand accent circonflexe couché d’un coté ou de l’autre ? bon désolé pour l’image mais je ne trouve pas ce signe sur mon clavier !
merci de votre patience à toi ainsi qu’aux autres !!
bisous de Libellule.
par Fnor le 17 avril 2012 à 00:33
« l’accent » que tu indiques correspond à un crescendo (si l’ouverture est à droite) ou à un decrescendo (si l’ouverture est à gauche), c’est-à-dire qu’il faut augmenter ou diminuer le son.
La pédale, quand elle est indiquée, est générale représentée en dessous des portées par un peu P quand il faut l’appuyer, et une image (souvent une étoile) quand il faut la relâcher.
par Libellule le 17 avril 2012 à 06:38
@Fnor
ah ok ! c’est alors que je n’ai pas encore ce signe sur mes partitions mais il est vrai que 1 an c’est certainement trop peu…. crescendo c’est vrai, je suis repartie 2-3 pages en arrière sur mon cahier et il l’est stipulé ce signe…. mais il correspond identiquement au signe F forté ou MP ? peut être moyennement ? ou encore P pianissimo… ?
par Fnor le 17 avril 2012 à 15:41
Les signes piano/forte (etc.) et les (de)crescendo se réfèrent tous au volume du son, mais n’ont pas la même fonction. Les premiers indiquent l’intensité avec laquelle on doit jouer, tandis que les seconds indiquent qu’il augmenter/diminuer le son progressivement.
En théorie si passes d’un piano à un forte, tu dois changer le volume brusquement, d’un seul coup. Alors que si tu rajoutes un crescendo entre les deux tu augmenteras petit à petit le son pour passer du piano au forte.
Maintenant il faut s’avoir qu’en pratique on peut jouer des crescendo même quand ils ne sont pas indiquer, ça fait partie de l’interprétation
par Libellule le 17 avril 2012 à 19:51
ok j’ai compris ! si il y a un f de suite j’appuie sur la note pour qu’elle sonne plus forte….et comme le dit l’autre c’est crescendo…. quand à le savoir sans que cela soit stipulé pour moi ce n’est pas encore qq chose d’évident… et même qq fois quand cela est indiqué, je le zappe car la commande de mes mains séparées prennent le dessus ! mais à force de persévérance tout me paraitra obligé, enfin de source…. merci pour toutes ces explications, ces détails qui semblent anodins mais qui sont à mes yeux si important ! c’est un art de jouer du piano et je m’en rencontre chaque jours !!
par Fabie le 4 juillet 2012 à 14:16
Juste une petite question méthodologique.
Quand préconisez vous l’apprentissage d’un nouveau morceau? Lorsque celui travaillé est seulement appris et qu’il reste à le travailler, ou bien lorsqu’il est totalement maîtrisé pour éviter de s’éparpiller?
par Fnor le 4 juillet 2012 à 14:38
Cela dépend du temps disponible et de la difficulté des morceaux.
S’il y a déjà trop peu de temps pour se consacrer au morceau en cours, cela n’a pas de sens de commencer à en apprendre d’autres. Si en revanche on passe beaucoup de temps au piano, on peut finir par tourner en rond sur un morceau, et parfois il vaut mieux le laisser reposer un peu et faire autre chose en attendant (j’ai un article à venir là-dessus
).
Dans ce cas, une fois la partie déchiffrage accomplie, on peut commencer à apprendre un morceau. J’éviterais toutefois d’avoir plusieurs morceaux difficiles techniquement en même temps.
Personnellement j’ai généralement 3 à 4 morceaux en même temps. Un compliqué, qui reste assez longtemps, car c’est nécessaire pour avoir un bon rendu, et plusieurs morceaux plus simples (et plus courts) pour continuer à travailler d’autres points techniques et agrandir son répertoire. Je passe généralement moins longtemps sur ces morceaux, car ce n’est pas le but
par Fabie le 4 juillet 2012 à 15:45
Merci pour cette réponse, c’est à vrai dire ce que je pensais. J’étudie en ce moment la nocturne n20 de Chopin, déchiffrage terminé, je l’ai dans les doigts donc plus besoin de la partition, par contre impossible de la jouer sans faire de petites erreurs pour le moment, notamment sur les passages les plus rapides.
Et puis gros soucis avec la pédale, sur la partition n’est pas notée quand l’utiliser, et sans professeur, ça me semble assez problématique de la maîtriser.
Bref, je pensais commencer le Sérénade de Chopin pour éviter de tourner en rond sur ce morceau, tout en lui gardant une bonne partie de mon travail.
En tout cas merci pour vos conseils.
par Fnor le 4 juillet 2012 à 15:54
Il ne faut pas oublier de travailler ces passages difficiles séparément du reste (cf. cet article).
J’ai également un article à venir sur « le travail en plusieurs partie » tant c’est important