Si vous avez déjà joué devant un public – que ce soit votre professeur, la famille, des amis voire des inconnus – vous avez probablement déjà eu ce problème : des choses qui vous semblaient très bien acquises chez vous se décomposent quand vous jouez en public. Pourquoi ? On va essayer de voir ça…
Travailler ou interpréter
Quand on travaille seul face à son piano, on se concentre généralement sur les notes et les rythmes : on connait le morceau, et on veut arriver à la jouer. C’est avant tout un problème technique que le travail peut surmonter.
On pourrait dire que notes et rythmes sont à un morceau ce que briques et ciment sont à une maison.
Quand on interprète un morceau pour quelqu’un, on veut y mettre des nuances, des formes, du volume, accentuer les passages « sentimentaux »… bref, s’approprier le morceau !
On pourrait dire que c’est la décoration de la maison, l’aménagement des pièces.
On oublie trop souvent de penser à l’interprétation

Des problèmes pour jouer en public ?
Le problème, c’est que seul chez nous, on a tendance à se mettre en « mode travail » (notes et rythmes) uniquement. « Les nuances ne sont pas top ? C’est pas grave, je sais que je les mettrai plus tard… », « J’ai fait une petite faute ? Je peux recommencer le passage, ça ne gênera personne… », etc.
Evidemment, ça ne va pas marcher quand vous voudrez le montrer à quelqu’un. C’est comme si vous faisiez visiter une maison vide à quelqu’un. Vous aurez beau essayer de combler à la dernière minute, sans déco ça ne sera pas fameux.
Pour le morceau c’est pareil : c’est souvent quand quelqu’un d’autre écoute que l’on commence nous-mêmes à écouter ce que l’on joue. Ça ne nous plaît pas toujours, on essaie de rectifier le tir et ça finit souvent en catastrophe. C’est sûr, improviser cela sur le moment n’est pas simple !
Le remède ?
Pensez à vous mettre en « mode interprétation » de temps en temps ! Cela comprend deux choses :
- Penser aux nuances et phrasés en les marquant bien, voir en les exagérant, pour l’exercice.
- Ne pas s’arrêter : quoi qu’il arrive continuer coûte que coûte. Bien souvent le public ne remarque même pas l’erreur, c’est parce que le pianiste s’arrête qu’on sait que ce n’était pas bon quelque part (et si on l’a remarqué, on oublie vite
).
Pensez vraiment à alterner ces deux modes « travail » et « interprétation ».
Mode travail : prévoyez le terrain
Attention ! Je n’ai pas dit que quand on était en « mode travail » on devait totalement oublier les nuances et phrasés ! Le principe est qu’on ne doit jamais les oublier, puisque c’est le coeur de la musique.

Vous allez pouvoir mettre le feu au public !
C’est comme votre maison : vous aller commencer par poser briques et ciment, mais vous avez une idée de ce que vous voulez à la fin (nombre de pièces, leurs fonctions, …) et vous allez construire en circonstance.
Donc ne vous concentrez pas à fond sur les nuances et phrasés quand vous avez déjà du mal avec les notes et les rythmes, mais ne les oubliez pas complètement.
Et l’idéal est d’apprendre le morceau en petites parties, en travaillant directement les nuances et phrasés dès qu’une partie est acquise technique !
Et le reste…
Bien évidemment cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’effet de trac ou d’effet « nouveau piano » (lorsque vous ne jouez pas sur le votre) devant un public, mais ces excuses ont parfois bon dos. Ce n’est certainement pas les seuls facteurs à entrer en jeu.
Essayez d’appliquer ceci et vous verrez







par Bautheas le 1 mars 2013 à 13:12
Je me suis tout de suite jeté su cet article
car cela me ressemble. Dès que quelqu’un me sort de mon quotidien et me demande d’interpréter un morceau c’est la cata!!!! je perd mes moyens et ma concentration.Je vais essayer de suivre ces conseils .merci.
par Cynthia le 2 mars 2013 à 00:45
C’est tout moi ça, ne pas jouer devant les gens…
Je ne joue jamais de piano lorsque j’ai des invités, même pas mes parents.
Quand mon compagnon est à la maison, je mets le silencieux,
en fait je mets tout le temps le silencieux, ça me rend triste de ne pas profiter de mon piano,
que je fais accorder 2 fois par ans…
D’ailleurs, l’accordeur est la seule personne à jouer sans silencieux…
Pourtant quand je joue quelque chose et que je le maîtrise, je me sens plutôt bien.
En fait, quand j’étais jeune (8 ans à ce moment là),
je faisais ce qu’on appelle des auditions avec l’école de musique,
et déjà qu’avec ma professeur on était pas très proche, en plus de ça,
elle m’a obligée à jouer un morceau que je n’appréciais pas du tout pour l’audition.
Sur la scène, quand j’eue fini mon morceau, je me suis sauvée et j’ai déchirée la partition.
Depuis, je n’ai plus jamais joué devant personne.
Je pense qu’à force, ils doivent croire que j’ai jamais su jouer.
j’aimerais faire plaisir aux gens qui m’entourent qui me demandent de temps en temps.
mais ça va faire 20 ans maintenant et ça me rend tellement malheureuse…
J’aimerais pouvoir penser et faire comme tu le conseils mais c’est pas évident.
Merci en tout cas, je me dis que je ne suis sûrement pas la seule.
par Françoise le 2 mars 2013 à 00:54
Je me reconnais aussi dans le titre, par contre chez moi le problème est complètement inverse. Quand je joue seule et surtout avec mon casque, alors je joue avec coeur et sentiment car je m’en fou des fautes que je pourrais faire, je joue pour mon seul plaisir. Mais une fois que je joue devant quelqu’un, je me concentre tellement pour ne pas faire de fautes que j’en oublie l’interprétation, ça devient alors tout plat et monotone. D’un autre côté, je ne sais pas pourquoi, mais sans doute par pudeur, en public, je me sens mal à l’aise de mettre des sentiments dans une interprétation, c’est un peu comme dévoiler mon intérieur et pourtant je sais bien que c’est tout ce qui fait la beauté d’un morceau.
Quant à la technique décrite ci dessus, je confirme qu’elle est excellente car c’est depuis que je la pratique que j’arrive à jouer en public.
M’enregistrer et me filmer m’ont beaucoup aider aussi.
par Jofatb le 2 mars 2013 à 01:00
Voilà un article qui tombe à pic. Mon plus gros problème depuis toujours. Des morceaux assez bien maîtrisés seul et devant les amis, les trous noirs au point de ne plus savoir se repérer sur la partition. Un jeu trop rapide qui conduit à la faute et des arrêts en plein milieu. Bref la catastrophe. Je vais donc appliquer ces conseils. Merci
par Bastien le 2 mars 2013 à 01:41
Pareil pour moi. Toujours beaucoup de mal à jouer en public. Du coups je joue le plus souvent possible a coté de quelqu’un pour m’habituer à la présence de d’une personne pendant que je joue.
par Kiwi le 2 mars 2013 à 10:16
J’étais comme ca et pourtant je travaillais toujours mon interprétation meme en méthode travail quand j’étais petit.
Pour m’en liberer j’ai jouer devant un maximum de gens en utilisant des morceaux que je maitrisait bien maintenant en grandissant la musique fait parti de moi et donc c’est plus facile mais face à des difficultés (auditoire connaisseur ou mauvaises condition le trac revient quand meme mais le plaisir l’emporte au bout d’un moment)
De toute facon on devient musicien lorsequel’on commence à jouer pour les autres
Merci de l’article.
par Popey le 2 mars 2013 à 10:18
Formidable Fnor de lire dans nos cerveaux pour moi c’est exactement ce qui ce passe.
A+ et merci pour ton site..
RC..
par Papynova le 2 mars 2013 à 10:29
Bonjour à Toutes et Tous,
Moi je pensais que j’étais le seul à avoir ce problème ! Je perds les pédales même lorsque je change le type de piano sur mon Clavinova. Le son est différent et ça me trouble comme lorsque j’ai un auditoire.
Je vais suivre ces conseils à l’avenir. Merci
par Caquot Marcelle le 2 mars 2013 à 10:52
bonjour
j’adore tout tes articles, moi qui me suis lancée dans une aventure périlleuse j’y arrive mais doucement surtout que je n’est pas de professeur j’ai quelque méthodes et tes articles que je trouve claire et simple je m’appuie beaucoup sur humeur piano .
Tu peux peut être m’aider , lorsque tu trouve sur une partition une note en miniature a cote d’une note normale doit on la jouer et comment, je ne sais pas si tu a compris ce que je voulais dire d’autre part j’ai un petit peu de mal avec les dièses et les bémols j’ai un peu de mal a les repairer, un tableau complet comme tu a fait avec les notes normal ce serais super
merci a toi de ton aide
par Fnor le 2 mars 2013 à 11:58
Salut, je pense que tu fais référence à des notes d’ornement. Les notes miniatures doivent en fait être jouées très rapidement pour retomber sur le temps avec la note de taille normale.
J’ai trouvé une bonne explication ici : http://arpeggione.wifeo.com/documents/VI-Les-Ornements.pdf
Pour les dièses et bémols, ça existe déjà ici et là
par Mrsjupy le 2 mars 2013 à 11:00
De bons conseils comme toujours, merci !
Il est vrai que seul, on se dit que l’on arrangera certains détails le moment venu, et puis finalement, l’émotion, le stress de jouer devant un public nous fait tout oublier.
Une méthode convaincante donc, que je vais travailler pour m’améliorer.
par Bruch le 2 mars 2013 à 11:25
Bonjour,
pour moi, c’est la meme chose ! Je fait mes exercices presque tout les jours. Le lundi, quand il faut refaire ces exercices,avec le prof , il arrive que je me plante. Du coup ,je perd mes moyens, et c’est de pire en pire.
Je vais essayer de suivre les conseils. Affaire à suivre!!
cordialement.
par Majid Farouj le 2 mars 2013 à 11:36
Merci beaucoup pour cet article très intéressant. Je vais me mettre à l’appliquer parce que effectivement j’ai ce problème de trac. Chez moi, je joue très bien le piano, mais devant le public je ne sais quoi faire. Ça m’est arrivée cette année dans mon examen de premier semestre de piano, j’ai joué mal la partition devant le jury malgré que chez moi je n’ai trouvé aucune difficulté à la jouer.
Je suis également heureux de votre retour parmi nous et bonne continuation à humeur piano.
Merci
par Blups le 2 mars 2013 à 11:42
Merci pour cet article, car j’ai souvent ce problème très frustrant d’avoir l’impression de ne pas pouvoir jouer à la hauteur de mes capacités quand il y a du public. Chez moi la nervosité m’a toujours semblé la cause principale, mais la notion de « ‘mode interprétation » est une piste très intéressante que je néglige probablement dans mes phases de travail. Merci pour ces conseils.
par Benoit le 2 mars 2013 à 12:54
Bonjour Fnor et bonjour à tous,
Tout à à fait d’accord
Le mode interprétation est nécessaire. Il faut le mettre en pratique assez souvent, pour prendre des bonnes habitudes, et pour progresser. Les profs nous diront de nous écouter jouer, c’est important (et écouter les autres en groupe).
Cela doit être fait en complément du mode travail comme tu l’appelles mais je ne pense pas qu’il doit le précéder.
Pour bien interpréter, il faut encore maîtriser les éléments techniques, rythmes, doigtés … enfin c’est mon avis
Comme vous, je partage les remarques sur le stress et jouer en public. Qui n’est pas stressé ! Et l’interprétation en pâtira. On devrait connaître un morceau à 120% pour être à 100% devant un public.
D’autres « méthodes » peuvent aider à se désinhiber : jouer en groupe (et cela aide contre les blocages même si on fait des fautes). C’est radical, j’ai commencé le piano comme cela (après plusieurs mois quand même) et ça continue de beaucoup m’apporter. S’enregistrer peut être un plus contre le stress et pour justement travailler son interprétation.
A bientôt, Benoît
par Clo le 2 mars 2013 à 13:15
Bonjour Fnor, et grand merci pour ton article. Je m’y retrouve tout à fait. Je ne joue que lorsque je suis seule dans le living. Il me faut ma bulle . sans personne autour de moi. Sinon, je ne me concentre pas. Je vais suivre tes conseilles. J’étudie le piano depuis un an avec la méthode J.M. colin, Elle est vraiment extraordinaire. Mais voilà je joue seule et je suis stressée quand il y a quelqu’un à mon côté. Je te remercie pour tous les conseils que tu nous donnes si gentiment, ils sont très intéressants. Encore merci.
par Fourmi le 2 mars 2013 à 14:48
oh la la! Mais je ne suis plus seule….une grande famille m’accompagne. Mais quelle déception que la nôtre: il y a toujours quelqu’un qui serait ravi de nous entendre et voilà, le trac est en nous et on se contente de jouer pour notre « galerie personnelle ». J’ai commencé à jouer en duo avec mon époux et quand je « faiblis » lui va bien et quand c’est son tour d’avoir un trou de mémoire, bien je suis là. Finalement, c’est pas trop mal. Mais je rêve toujours de pouvoir jouer toute seule un petit morceau quand on me le demande. C’est vrai qu’il faut connaître son morceau à 120% pour réussir à 100%. Ne lâchons pas! Et si nous tous, les craintifs, on se faisait un concert entre nous, je suis certaine qu’on finirait par réussir, ça nous donnerait confiance non?
par Serge le 2 mars 2013 à 15:08
Désolé mais je ne partage pas ton avis. Quand je joue seul, j’essaie justement de restituer les nuances, mais je me sens bizarrement gêné de le faire si on m’écoute. Et c’est bien pire que ça, car jouer devant les autres me bloque à un niveau de 8,5 sur l’échelle de Rich-trac qui en compte 9. Je pense que le trac pur et dur existe vraiment et j’en suis profondément atteint.
par Valérie le 2 mars 2013 à 15:19
bonjour
merci pour cet article, et les autres.J
Pourrais-je avoir les explications mises en lien en format word ? Je les copie colle puis les mets dans un document agrandi pour ma fille, qui est malvoyante et lit en verdana 20. Malheureusement, dans les liens je ne peux pas copier/coller les partitions mises en exemples…
par Fnor le 4 mars 2013 à 09:33
Malheureusement le lien ne vient pas de moi et je ne peux donc pas modifier le document.
par Musica le 3 mars 2013 à 07:46
Bonjour à tous !
Article intéressant ! je me retrouve également dans le même cas de figure comme la plupart d’entre nous ! Je joue mieux en jouant seul que lorsque j’ai du monde autour de moi, je perd mes moyens, mes repères… Merci Fnor !
par ELDOSIDO le 3 mars 2013 à 11:39
Bonjour Fnor,
Nous nous reconnaisons tous très bien dans cet article et évidemment nous voulons être de plus en plus à l’aise lors d’une interprétation publique.
Pour ma part , je m’oblige à jouer partout où je trouve un piano; je me lance des défis…
Ce n’est pas parfait, loin de là ; le trac est là, il fait parti de nous, mais après tout, nous ne sommes que des êtres humains plus ou moins émotifs.
Le fait de « se mettre en danger » le plus souvent possible nous permet d’élargir le cercle de notre confiance. J’ai donc joué dans un piano bar en crête , à Paris également dans une soirée spectacle en off avec un musicien qui m’avait laissé sa place… pour que je ressente un peu ses émotions. Voilà comment je me « soigne ». De toute façon, si je ne sens pas le moment,je ne le fais pas … c’est le principe de réalité objective ; est-ce que j’ai toutes mes capacités dans l’atmosphère qui règne ici et maintenant pour jouer. Merci de ce partage et je tiens à féliciter tous les musiciens qui se donnent dans les soirées et qui ne sont pas toujours reconnus comme ils devraient l’être.
par Babacar le 3 mars 2013 à 16:33
Merci FNOR. Moi j’ai commencé les leçons de piano à 64 ans. Je n’ai aucun probléme pour jouer les quelques notes ou accords que je connais. Le plaisir est toujours là. La vie est courte. J’en profite au maxi. Merci pour l’article
par Jean23 le 4 mars 2013 à 10:50
Jouer devant un public est différent que de jouer seul. C’est une autre compétence, et c’est surtout un autre « rôle ». Jouer en public = se considérer comme un artiste (quel que soit son niveau de jeu), et c’est parfois difficile à assumer (peur des autres, de leur réaction, peur de paraître prétentieux, etc.).
Pour jouer devant les autres il faut d’abord être clair par rapport à soi-même. Ensuite. Il faut travailler cet aspect des choses. Pour moi celà signifie d’abord proposer quelque chose d’abouti ( un « produit fini »). Ça veut dire qu’il faut bosser le piano avec comme objectif de jouer devant les autres. Dès le départ. Ça veut dire qu’il ne faut pas seulement penser à travailler son morceau, mais qu’il faut penser à tout le reste: dans quel contexte je vais jouer ? comment je suis habillé, comment je vais annoncer le morceau, etc. Comment je me présente comme artiste ? quelle mise en scène ?
Regardez les videos de pianistes sur youtube. Combien de personnes, qui jouent pourtant pas mal, massacrent leur effet en s’enregistrant dans leur garage en pyjama, avec à côté d’eux du genre un seau et balai de chiottes… est-ce qu’on joue Billie Jean de Michael Jackson en charentaises ? (sauf si on s’appelle Chilly Gonzales).
L’autre chose est qu’il faut s’écouter, s’écouter, s’écouter. Pour cela il faut s’enregistrer, souvent, se re écouter plusieurs fois, retravailler, pour aboutir à ce que l’on veut, en terme de son. C’est le plus imprtant. Et s’enregistrer permet aussi (surtout) de s’habituer à sa « voix », à son toucher, à son son, à soi.
par Mdpiano le 4 mars 2013 à 18:05
@Cynthia
Ooooh…. quel triste message!
Enlevez donc ce pauvre silencieux… pensez à vous d’abord, à votre passion. Quand vous touchez votre clavier, pensez uniquement à votre envie de jouer, votre besoin de toucher le clavier…
Jouez d’abord seule chez vous sans silencieux pour profiter du son et vous donner confiance en vous, ensuite avec votre compagne, puis deux personnes… Ca viendra doucement. et si vous vous trompez c’est pas grave, continuez votre morceau. les auditeurs ne s’en rendront pas compte.
C’est dommage d’être aussi malheureuse de devoir jouer sans entendre ce qu’on joue à cause du stress…
Bon courage et haut les coeurs! Vous en êtes capable, vous pouvez y arriver. Hop!!!!
par Noveen le 5 mars 2013 à 18:08
Bonjour,
Je viens de lire l’article….. fameux !
Perso ça fait un mois et demi que j’ai commencé et j’ai tout d’abord suivi le conseil de télécharger la méthode HANON. j’en suis à l’exercice 12 donc pour les pros et les bons je suis toute petite. Mais c’est pas grave, ce que je voulais vous dire par rapport à l’article c’est que je travaille les exercices (3 à 4 heures par jour) avec le casque et le soir je les joue à mon tendre et cher. Il m’a dit « c’est fou, pour des exercices ce n’est pas lassant et tu arrives à leur donner du corps » moi ça m’a fait plaisir …. alors voilà je ne sais pas si c’est important mais je sais que je prends tellement de plaisir à travailler que j’y mets toute mon âme et mon coeur. J’ai h^te de vérifier avec un morceau important. Pour l’instant je n’ai appris que le tambourin de Rameau et je le trouve pas bien parce que lent et lourd. si vous pouviez me conseiller une partition à mon niveau je suis preneuse.
Amicalement à tous.
par MOÏSE KEBOU le 12 mars 2013 à 21:22
merci beaucoup pour cet article .
je crois que j’ai enfin trouver un site que peut répondre a mes question et me donner les techniques pour remédier a mes lacunes .!!!!!!!!!!!
par René le 13 mars 2013 à 16:09
J ai longtemps cherché un site réellement gratuit pr m’apprendre de maniere simple et pratique le piano,et maintenant je peux dire qu’avec humeur piano, j’ai vraiment trouvé.
par Alain de Rhode le 14 mars 2013 à 16:33
Bonjour et merci Fnor, tu as une façon formidable et très imagée d’exprimer les choses via cet article, comme tu le fais pour bien d’autres d’ailleurs.
Personnellement, comme je le fait pour l’accordage de pianos, je joue tout à l’oreille.
Etant donné que je suis non voyant, je ne peux me permettre de lire une partition en braille avec les doigts tout en la jouant, en même temps, sur le clavier.
Heureusement, il ne s’agit que de morceaux de variété.
Souvent, il m’arrive de jouer en public pour des animations diverses : (vernissages, cocktails, fêtes d’anniversaires, mariages et autres).
Ma méthode à moi est la suivante :
J’écoute plusieurs fois les morceaux que je souhaite interpréter par la suite.
Dans un premier temps, je les joue sur un piano digital pour ne pas ennuyer mon entourage, puis je me mets au piano acoustique, une fois le ou les morceaux finalisé(s).
J’écoute aussi d’autres interprétations de ces reprises, fais une synthèse de l’ensemble, puis y ajoute ma touche personnelle.
Aussitôt que je me sens prêt, j’intègre les morceaux dans mon répertoire destiné à jouer en public.
Il est évident que c’est en me mettant au piano acoustique que j’y apporte les nuances appropriées, ou celles qui me sont propres, par rapport à mon ressenti personnel.
Je joue du piano depuis l’âge de 6 an, grâce à mon grand-oncle, qui n’avait pas la possibilité de me faire transcrire des partitions en brail, c’est pourquoi j’ai toujours eu la chance de pouvoir développer la capacité à mémoriser chacun des airs que je joue.
Très important aussi, lorsqu’on joue en public : sentir le taux de réceptivité des gens pour qui l’on joue et adapter l’interprétation en fonction de ce que l’ensemble des convives veulent bien entendre. Alors, on adapte le tempo, la puissance ou la douceur qu’il faut y ajouter, tout en restant soi-même.
Il faut aussi savoir qu’il y a des milliards de standards et que l’on ne peut tous les connaître. De même, on ne peut pas jouer tous les styles.
Ainsi, moi, le boogie-woogie ne me parle pas. je veux bien en improviser l’un ou l’autre lors de mes prestation, à la condition que cela me soit explicitement demandé, mais comme cette musique, même si j’aime l’écouter de temps en temps, ne convient pas à ce que j’ai envie d’exprimer en jouant, je vais très vite me sentir mal à l’aise dans ce répertoire.
Avis à tous, A moins que vous ne deviez répondre à des exigences d’auditions ou d’examens dans des écoles ou des académies, choisissez ce que vous souhaitez jouer et ce sera le meilleur moyen d’y ajouter votre ressenti face à un public, quel qu’il soit.
Dès l’apprentissage, ne tardez pas à vous mettre, aussi tôt que possible, en mode interprétation, aussi difficile cela puisse-t-il être, je le comprends bien, mais dans votre carrière de pianiste, vous ne serez pas toujours soumis à des critiques de « professionnels » pointilleux et décourageants.
Aimez ce que vous jouez, ressentez et transmettez vos sentiments, c’est la meilleure manière de vous épanouir.
En vous remerciant pour votre attention,
Alain de Rhode, pianiste & accordeur de pianos
par Watson le 26 mars 2013 à 10:46
Quelqu’un a t il un bon truc pour lorsque l’on se trouve a 2 mois de l examen , que l’on connait le morceaux par coeur chez soi avec l impression de le connaitre , pour « conscientiser »les notes a jouer pour consolider la mémoire pour le jour venu ne pas avoir de trou de mémoire?Comment travailler encore ses morceaux chez soi , quels exercices à faire pour consolider la mémoirE?Je me trouve à ce stade et ne sais quelle technique appliquer.
par Frédéric le 7 mai 2013 à 16:00
@Cynthia
Je découvre ce site et cet article… et me sens moins seul !
Comme Cynthia, cela fait plus de 30 ans (j’en ai 51) que je joue. Au début avec et devant les copains, et puis ado, j’ai eu un petit souci : j’ai perdu ma mémoire « tactile » (mon prof de l’époque disait qu’il y avait trois mémoires à travailler : visuelle, auditive et tactile). En cause des concours de vitesse avec des copains et pas d’entraînement rationnel. Résultat : plus possible de maîtriser mes mains qui faisaient n’importe quoi, même en allant doucement ! J’ai donc tout arrêté pendant un peu plus de 10 ans, et c’est quand j’ai appris le solfège à mon fils, que je m’y suis remis doucement, tout doucement… mais seul !
Aujourd’hui j’ai un piano numérique (pour le casque), mais je n’arrive pas à jouer devant quelqu’un (Oh Cynthia que je te comprends !), même devant mes enfants ou mes parents. Je sais que ma fille m’entend dans sa chambre et que ses copines apprécient, mais dès que je sens leur présence…
Pourtant, tout seul, je m’éclate tous les jours, mais qu’est-ce que j’aimerai partager cela ! et malgré mon age je n’y arrive pas !
Cette année je me suis lancé dans le chant style crooner, pour jouer et chanter (je joue un peu de tout). Et la première chose que m’a dit ma prof de chant c’est « il faut se forcer à jouer devant les autres, vivre ce que l’on joue et oublier les jugements. De toute façon c’est toi qui joue et pas les autres : ils seront toujours admiratifs de ce qu’ils ne sont pas capable de faire ! »
C’est peut-être vrai mais j’y arrive toujours pas. Pourtant dans la vie je suis pas réservé ! mais le piano, c’est un problème, ça bloque.
Bon j’arrête de faire mon calimero, mais il faudrait, je ne sais pas moi, un endroit où on pourrait reprendre confiance progressivement, avec des gens comme soi et petit à petit partager ensemble et passer ce p***** de blocage !
Quand j’étais gamin, on jouait en fin d’année à Gaveau dans la salle de concert sous la verrière au dernier étage. Et en attendant notre tour, on était dans les petits studios insonorisés tout autour de la salle. On pouvait être seul, à deux ou plus. Avec ce sentiment que personne ne vous entendait mais qu’il était possible d’ouvrir la porte pour partager avec des copains qui étaient comme vous. C’était génial. Il n’y avait pas de compétition, pas de jugement, juste du partage.
C’est ça que je souhaiterait retrouver.
@Watson
Watson, c’est un peu tard (ton post date de mars et on est en mai) mais ma façon de mémoriser, c’est de travailler cette mémoire « tactile » que j’avais perdu : tu joues ton morceau le plus lentement possible, au delà même de ce que tu peux (à la limite de reconnaissance du morceau), en faisant glisser les doigts jusqu’au fond des touches, tout au fond, et doucement. Et tu essaies de ressentir la (ou les) note(s) que tu joues, tout le temps que dure le glissement du doigt sur les touches.
Et après tu rejoues le morceau normalement pour remettre les choses en place.
Tu vas voir, c’est assez efficace
Bien à vous tous
par Du ciel le 10 mai 2013 à 04:29
je suis nouveau dans ce merveilleux monde des pianistes mais je crois que j’aime ce monde
par Alexis le 14 mai 2013 à 12:51
Je ne suis pas vraiment d´accord avec l´article. Par ailleurs les remèdes n’apportent pas de solution.
Lorsque l´on joue en public, si la pièce est mal jouée, celà vient d´un manque de concentration liée à une technique non parfaite et à la non maîtrise du morceau, au trac et également… au manque d´expérience. On apprends à être à l´aise devant un public et donc à mieux jouer en:
- Apprenant son morceau par coeur (et non de manière mécanique). Etudiez l’harmonie, les accords, la construction de la pièce. Apprenez main séparées par coeur, mains ensemble par coeur, la dynamique et l´articulation. Et surtout apprenez en commencant par la fin et par période. Pour ceux qui ont un niveau avancé, mémorisez la pièce dans votre tête, de sorte à être capable de la réécrire.
- En accumulant l´expérience de jouer en public. J´ai eu ce problème comme beaucoup lorsque j´apprenais mon morceau sans réelle méthode, avec partition et en ayant une faible technique. Je vous jure qu´en maîtrisant son morceau, et en le comprenant, on se sent plus à l´aise, moins inquiet d´oublier des passage et surtout on joue de manière BIEN plus professionnelle.
J’espère avoir aidé ceux qui cherchent un vrai remède.
Musicalement,
Alexis